Après un séjour de deux ans à Paramé (une ancienne commune d'Ille-et-Vilaine, en France, qui a fusionné avec Saint-Servan et Saint-Malo en 1967) pour y faire son noviciat, Sœur Marie-Hermine, née Clémentine Charland, de la paroisse Saint-Ignace-du-Lac, revient au pays d'origine en 1934. Elle enseigne d'abord à l'école Sainte-Anne à Joliette, puis à l'école paroissiale de Sainte-Béatrix. En 1949, elle reçoit son obédience pour Guernesey dans les iles britanniques.
Prêtre zélé, l'abbé Dominique Laporte, de Sainte-Marceline, met sur pied la commission scolaire dans sa paroisse, et sollicite les sœurs des Saints Cœurs pour l'école du village. Après une visite aux responsables de Joliette, il repart confiant sans avoir de réponse assurée. Persévérant dans ses démarches, il fait prier les enfants de Sainte-Marceline et de Sainte-Béatrix, une croisade qui aura du succès. Le 25 septembre 1955, vers 16 heures, trois religieuses arrivent pour prendre en charge l'école paroissiale de Sainte-Marceline.
Les sœurs, à Saint-Béatrix, habitaient, au couvent, au deuxième étage et leur cuisine se trouvait au premier plancher, à droite de l'entrée principale et de l'autre côté se trouvait le parloir et la chapelle. Les classes étaient de la première à la neuvième année. Le 7 juillet 1957, la Fabrique de Sainte-Béatrix vendait à la Commission scolaire locale, un terrain de 183 pieds (56 mètres) de largeur par 265 pieds (81 mètres) de profondeur, pour y construire une école catholique pour les garçons.
En 1958 s'ajoutera l'école Panet qui prendra progressivement la place de la première construction, devenue trop exiguë pour assumer la centralisation, la paroisse décentralisait ses écoles et baptisait, par la même occasion, l'école des filles (couvent) du nom de «Louise-Amélie»; celle des garçons (collège) du nom de «Panet» en mémoire de Louise-Amélie Panet, femme du seigneur d'Ailleboust William Berczy. À la fin des années cinquante il y avait quatre sœurs au Collège, dont les Sœur Lucie-de-l'immaculée (Marthe Dupuis) et Sœur Hélène-des-Anges (Albertine Laporte), pour la première et deuxième année.
Les jeunes aiment aussi exprimer leur esprit d'initiative. Vers 1970, afin de terminer l'année sur une note agréable, les jeunes de 7e année, de connivence avec monsieur le curé Albéric Lalande (1970-1976), organisent dans la sacristie une fête de clôture.
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