L'orgue de l'église Sainte-Béatrix

Parmi d'autre joyaux il y a l'orgue de 8 jeux, acheté le 29 octobre 1899, il venait probablement d'un ancien couvent car certain tuyau son courbé signe qu'il était installé à l'origine dans un endroit restreins. Son concepteur était le facteur d'orgue Eugène Brodeur.

En 1940 le salaire, pour l'organiste, était de 12.50$ par mois pour toutes les messes, les vêpres et le saint sacrement. Deux personnes manipulaient l'orgue, outre l'organiste, il y avait la personne qui manipulait le souffleur manuellement. L'orgue fut converti à l'électricité en 1956, ainsi seul l'organiste était nécessaire pour son utilisation. 
Avant l'avènement de l'électricité, il fallait pomper manuellement l'air de l'orgue pour le faire fonctionner et c'est Arthur Loyer (le père de Rollande Loyer) qui fut le premier, et aussi le dernier, à pomper manuellement l'air de l'orgue pur le faire fonctionner. 

L'utilisation de l'orgue dura jusqu'à 1974. Les organistes à cette époque sont, en autres, Amélia Alarie (Mme Sinaï Riopel), Isabelle Marion (Mme Marcel Hétu) et Hortense Loyer (Mme Rosaire Arbour).

(Texte André Boyer)

Eusèbe Brodeur semble avoir débuté en facture d'orgues dans le sillage de Joseph Casavant dont il acheta l'établissement en 1866. Pour parfaire ses connaissances, il se rendit en Europe en 1870. On croît que c'est à son atelier que les frères Casavant s'initièrent d'abord à la facture.

Les premiers Brodeur ont malheureusement disparu ou ont été remaniés. Par bonheur, les orgues de Cacouna (1888) et de Saint-Joseph-de-Soulanges (1898) ont relativement conservé leur authenticité d'origine. À Sainte-Monique-de-Nicolet, un autre instrument (1893), ayant conservé tout son matériel d'origine, a été restauré par la maison Orgues Létourneau en 2002. Son dernier orgue a été celui de l'église de Sainte-Anne-de-Sorel (1905). Brodeur ferma son atelier en 1905 mais il demeura actif en accomplissant des travaux d'entretien. Il est décédé le 11 avril 1913.

Les buffets Brodeur n'ont pas de mérite particulier et on peut reprocher à ses mécaniques une certaine lourdeur due, notamment, aux très grandes soupapes qu'il emploie. Par contre, il nous faut l'admirer d'avoir enrichi ses compositions d'un 8' de pédale, d'un nasard, voire d'un cromorne, ce qui n'était pas fréquent à l'époque.

Source: www.musiqueorguequebec.ca

Le 29 octobre 1899 la Fabrique fait l'acquisition d'un orgue, au coût de 800 piastres, de 8 jeux de 
M. Eusèbe Brodeur.

Il était dans l'ancienne église, avant les grandes rénovations, ou il venait peut-être d'un ancien couvent, à cause de la petite taille de l'orgue et aussi certains tuyaux de façades sont courbés, signe qu'il était installé à l'origine dans un endroit restreint, comme dans la chapelle d'un couvent. 


Il y a possibilité que ce soit à St-Hyacinthe, ou était Eusèbe Brodeur, ancien associé de Joseph Casavant. Il y a aussi seulement quatre orgues Brodeur de répertorier au Québec. Un orgue Brodeur avec un seul clavier est très rare,il serait probablement le seul exemplaire et a été reconnu comme instrument patrimoniale.
(Selon Martin Yelle du Comité des Orgues au Conseil du Patrimoine)


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Pédalier

Pédalier qui est typique des orgues Brodeur

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